Pierre est un jeune homme plein d'enthousiasme et d'envie et de projet et d'ambition et comme il dit souvent «
et on vivra dans un monde plein de paix et de
joie et de justice ».
Issu de la filière hôtelière, il s'offre à lui l'opportunité d'acheter un petit estaminet dans un petit bourg actif. Pierre est content, il se dit que cette affaire est L'affaire à ne pas
manquer. Ainsi il pourra mettre au jour l'ensemble de ses envies, de ses projets, de ses ambitions,... « et on vivra dans un monde plein de paix et de joie
et de justice ».
Pierre rassemble alors ses économies, il travaille depuis plusieurs années, il a eu le temps d'en faire, un homme aussi prévoyant a de l'avenir pourra penser Mr le banquier (à cet instant de
l'histoire nous respectons le banquier, mieux, on le trouve génial et que c'est le meilleur du monde , qu'on se tutoie même) et de ses économies il en sort un tiers du prix de vente du commerce,
il s'en trouve satisfait et pense que Mr le banquier appréciera.
Oui mais voilà, se serait mal connaître le banquier qui pense que 1/3 n'est pas suffisant et qu'il serait judicieux de faire appel au brasseur pour une aide financière.
« Mais le brasseur fabrique la bière et la banque prête l'argent, non? » s'interroge t-il intérieurement.
Le brasseur est généreux et propose de prêter le deuxième tiers du prix de vente, certes à un taux élevé et en échange d'une grosse quantité de bière mais « on vous offrira des verres et des pailles en forme de kangourous ». « pour me les foutre dans le
cul » pense t-il dans son fort intérieur.
Ayant cru comprendre le business, il retourne voir son (encore super) banquier en essayant de lui expliquer que le brasseur n'a qu'une envie c'est de l'enculer (enfin il a pas vraiment dis ça
comme ça, il a préféré dire que le business semble louche).
Mais le banquier répond, « que néni se sera comme ça et se sera pas autrement ».
Il compris alors que ses ambitions de vivre dans un monde plein de paix et de joie et de justice étaient mal barré.
Et se fut le début de l'anti-lébarismo-capitaliste du jeune Pierre.
Il décida enfin que "maintenant on travaillera avec les copains, et les gens que l'on connait bien, comme ça on créera notre propre économie, on se fera
vivre les uns en travers des autres (n'ayez pas les idées mal placées) et..., et..., . et on vivra dans un monde plein de paix et de joie et de justice ".
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